Sinan Bolat dispute sa dernière saison au Standard. Apprécié des supporters, il ne veut pas rater ses adieux. Quand il est arrivé au Standard, Sinan Bolat n'a coûté que 150 000 €. Il en vaudra plus quand il quittera Sclessin, à la fin de la saison, mais l'échec de la prolongation de son contrat (il sera Rouche jusque 2013) ne permettra pas au club liégeois de faire une bonne plus-value sur le meilleur gardien du championnat.
Si financièrement, il rapportera moins, sportivement Bolat a apporté beaucoup : penalty arrêté contre Gand pour forcer le barrage (victorieux) contre Anderlecht en 2009 ; tête victorieuse, à la dernière minute contre Alkmaar, lors de la dernière journée de la phase de poule de Ligue des champions, pour rester européen via la Ligue Europa en 2010.
Et tout cela sans évoquer les arrêts déterminants du Turc, qui a encore passé un palier cette saison, à la vue de ses interventions décisives contre Gand ou Genk, en fin d'année. Mais l'histoire entre Bolat et le Standard s'arrêtera au terme de cette saison. Le gardien l'avait annoncé avant le déplacement à Poltava, puis lors du stage hivernal à La Manga il avait jugé comme un manque de reconnaissance que son salaire n'ait pas été revu à la hausse après trois ans. « Sous l'ancienne direction, aucune proposition ne lui a été faite », confirme Pierre François.
Allemagne ou Espagne ?
Une offre a été avancée par les nouveaux décideurs, mais elle n'a pas convaincu le gardien, qui ne voulait pas partir cet hiver. « Un transfert, c'est mieux de le faire en été, pour avoir le temps de faire connaissance. Quand tu arrives l'hiver, l'accueil des joueurs est différent...», dit celui qui est arrivé lors de l'hiver 2009... avant de prendre la place d'Espinoza quelques mois après.
Dans son discours, Bolat ne laisse toutefois pas apparaître un manque de motivation. Son rôle dans le vestiaire est devenu plus important. Après le match à Westerlo, il a repris de volée Batshuayi devant tout le monde pour son manque d'implication défensive. José Riga le consulte régulièrement, comme il le fait avec les joueurs-cadres. S'il est déçu, contractuellement, Bolat sait qu'il a intérêt à évoluer à un bon niveau pour décrocher son transfert. L'Allemagne lui plaît, son agent, Kismet Eris, le verrait bien en Espagne « pour sa qualité de jeu au pied ». Une chose semble acquise : il n'ira pas en Turquie tout de suite.
Source : L'avenir
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