A chacune des sorties de notre équipe, c’est le même constat ; il y a une période de match où nos joueurs sont incapables de sortir la tête de l’eau. Depuis quelques semaines, ce sont les fins de match qui posent le plus de problèmes. Contre Anderlecht et contre le Wisla, notre équipe a reculé et s’est fait avoir. Contre les Mauves, nos joueurs ont baissé pavillon au fur et à mesure de la seconde période. Durant ce match , c'est le milieu qui a explosé. Notre entraîneur n’a pas jugé bon de le remeubler avec un demi supplémentaire. Il a laissé Bjarnason qui était carbonisé à la mi-temps, vu qu’il joue peu depuis son arrivée, et Buyens qui contre Klejtan, Biglia et Gillet était, il faut le dire un peu seul. Contre le Wisla c’est encore moins compréhensible. A 10 contre 11 en notre faveur, à partir de la 70ème, on a semblé être en infériorité numérique. Il est arrivé ce qu’il devait arriver, l’égalisation du Wisla.
D’où vient ce problème de condition ? Notre préparateur physique ? Le pic de forme de notre équipe va-t-il arriver ? L’hygiène de vie de nos joueurs ? La question du préparateur physique ne peut être posée, en effet, Guy Namurois serviteur dévoué du club depuis tant d’années, a toujours préparé nos troupes de manière irréprochable et nous ne voyons pas pourquoi il en aurait été différement cette saison-ci. Il serait donc inconvenant de notre part de mettre son travail en doute, sans assister aux entraînements. En plus on n’y connait rien. La question du pic de forme peut être soulevée. Rappelez-vous l’année passée, notre équipe a trouvé sa pleine mesure dès le début des Play-Offs. Cette année encore, la préparation a dû être réalisée dans ce sens, notre équipe devrait commencer à monter en puissance, dans les semaines qui viennent. Nous ne pensons pas qu’il est déjà passé car franchement cela se serait vu. Il reste également la question de l’hygiène de vie de nos joueurs. Même si ceux-ci sont suivis, on ne peut pas retirer cette question, avec un groupe si jeune.
Venons-en aux deux matches de la semaine. Si nous ne reviendrons pas sur la phase du penalty contre Anderlecht, nous allons revenir sur ses conséquences. La première aurait dû être l’exclusion du défenseur mauve, car Cyriac quoique l’arbitre en dise filait droit au goal. Les autres sont moins perceptibles, mais toutes aussi importantes. C’est qu’après cela, plus aucune décision limite n’a été prise en faveur du Standard. Que ce soit la rouge pour Kouyate quand Tchité part seul vers le goal, le hors-jeu du même Tchité (qui n’était pas limite mais qui est un tournant), les trois corners non sifflés pour le Standard ainsi que la carte rouge de Gillet. Bref, beaucoup plus de phases qu’il n’en faut pour influencer un match. Mais, ne nous cachons pas derrière cette excuse, pour expliquer notre défaite contre les Mauves. Il y a deux choses qui ont été déficientes, notre coaching et notre finition.
Le coaching tout d’abord. Selon nous, c’était le rôle de notre coach de voir que Bjarnason pédalait dans la semoule en seconde période. Il aurait également dû voir que notre cher Mujangi Bia n’était absolument pas dans le match. Pour terminer, il aurait dû faire entrer un milieu récupérateur supplémentaire, pour contrer le trident médian d’Anderlecht. Nous reconnaissons qu’il est facile d’en juger derrière notre pc, mais, c’est que nous aurions fait sur le banc également. En conclusion, nous avons eu les occasions pour tuer ce match à plusieurs reprises, nous ne l’avons pas fait par manque de sérénité, par manque de fraîcheur et peut-être aussi, par manque de clairvoyance ou de stress face au goal. En regardant à nouveau le face à face entre Tchité et Proto, puis le suivant entre Proto et Bia, on ne peut s’empêcher de penser qu’une des deux balles aurait dû être au fond.
Nous tenons à présenter nos sincères condoléances à la famille, aux proches et à tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec Guy Namurois qui nous a quitté bien trop tôt.
Fabian Christophe pour Zone-Rouche.be
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